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deviennent chaque jour un peu plus pressants.
Les limites du supportable par la biosphère sont atteintes et même dépassées, la survie de l’homme est en question à l’horizon du siècle.
Construire aujourd’hui sa maison, suppose de prendre conscience de ces grands enjeux qui vont intervenir fortement sur le confort (thermique d’été par exemple), sur les coûts en fonctionnement de l’habitation (raréfaction et renchérissement des énergies, de l’eau) et finalement sur la trace laissée par
notre mode d’habiter sur la planète, dont nous devons nous rappeler q ue “nous l’empruntons à nos enfants”.
Toutes les solutions existent aujourd’hui pour diviser par 4 cette trace. Il suffit de vouloir...
Quelques exemples de solutions préconisées pour la construction d’une maison individuelle.
Concernant le site et la situation du projet
Réaliser une analyse de site sommaire permet de révéler les atouts (arbres ou haies à conserver, ensoleillement, vues...) et les contraintes du terrain (pente, sous-sol, écoulement des eaux pluviales, masques solaires, vents, bruit, pollution électromagnétique, impact de la maison sur le voisinage...).Concernant le bâtiment lui-même
• Orientation et morphologie de la maison : Opter pour une orientation qui profite des atouts du site et protège des nuisances.
Définir une morphologie qui minimise le rapport surface enveloppe / surface utile.
• Inertie :
Privilégier les procédés constructifs qui favorisent l’inertie pour améliorer le confort d’été.
• Système constructif et matériaux :
Opter pour des systèmes constructifs qui limitent l’empreinte écologique de la maison.
Favoriser l’emploi de matériaux renouvelables à durée de vie longue et de ressources locales.
Une étude bio-climatique du terrain
L’architecture climatique d’aujourd’hui est la redécouverte des principes de construction qui permettaient à nos ancêtres bâtisseurs de composer avec le climat.Elle utilise l’énergie solaire disponible sous forme de lumière ou de chaleur, afin de consommer le moins d’énergie possible pour un confort équivalent et met en valeur le soleil comme une source de bien-être de premier plan.
Elle s’appuie sur l’emplacement, l’orientation, l’isolation et l’aménagement intérieur des espaces ; il s’agit pour les constructeurs d’allier, par ces biais, l’architecture aux potentialités du climat extérieur.


Les principes
1- capter le rayonnement solaire
2- stocker l’énergie ainsi captée
3- distribuer cette chaleur dans l’habitat
4- réguler la chaleur
5- éviter les déperditions dues au vent
L’architecture bio-climatique s’appuie sur :
• un choix de matériaux adéquats• une bonne étanchéité à l’air (isolation) et une bonne aération
• une orientation conjuguant un maximum d’apports solaires et une exposition aux vents minimum (ouvertures face sud, pas ou peu d’ouvertures face nord, etc.).
• une conception du bâtiment adaptée aux besoins saisonniers (chaleur en hiver, fraîcheur en été)
Confort d’hiver, confort d’été
En hiver, il s’agit de capter la chaleur du soleil grâce aux vitrages, à des vérandas, et à des murs capteurs. Ceux-ci stockent la chaleur dans la maçonnerie lourde durant leur exposition en journée, et la restituent pendant la nuit.
Elle est conservée grâce aux capacités de stockage des matériaux, à leur étanchéité et leurs vertus isolantes.
La conception intérieure des espaces joue également un rôle primordial pour une bonne isolation thermique. Ainsi, des “zones tampons“ doivent être aménagées côté nord, afin de réduire l’impact du froid. Des pièces peu utilisées comme la salle de bains, le garage, la buanderie, les escaliers, les couloirs, etc. constituent des zones tampons idéales.
En été, pensez à vous protéger de la chaleur :
- choix des matériaux (cf. bonne isolation),
- créer de l’ombre par les ouvertures,
- limiter la chaleur venant du toit (cf. isolation de la toiture)
- jouer avec les couleurs toit (pour les façades, stores et volets, choisissez plutôt des couleurs claires).




